Les gels hydroalcooliques non conforment peuvent présenter des risques
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gel hydroalcoolique non conforme

Coronavirus : 73% des gels hydroalcooliques testés par la répression des fraudes sont “non conformes”

Se laver les mains, c’est bien. Mais pour lutter efficacement contre la pandémie de Covid-19, le faire avec des produits efficaces, c’est mieux ! Dans un communiqué publié aujourd’hui, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) indique que 73% des gels hydroalcooliques qu’elle a testés se sont révélés non conformes aux normes sanitaires. 13% sont même jugés inefficaces contre le coronavirus.

Dans le détail, la DGCCRF précise que 38% des 162 échantillons déjà testés sont non conformes et 35% sont non conformes et dangereux. Si la non conformité provient majoritairement d’un défaut d’étiquetage, les 57 produits présentés comme non conformes et dangereux peuvent présenter des risques. 36 sont qualifiés ainsi en raison d’un étiquetage minimisant les dangers présentés par ces produits (principalement le danger de leur inflammabilité) et 21 (13% des produits analysés) présentent une teneur en alcool trop faible (moins de 60%).

Tous ces produits ont fait l’objet de procédures de retrait et/ou de rappel et certains ont été concernés par une procédure de RAPEX qui permet l’échange d’informations entre les États membres de l’Union européenne.

Les conseils de la DGCCRF

Dans certains cas, les produits présentés sous forme d’une solution ou d’un gel hydro-alcoolique peuvent ne pas être efficaces, en particulier s’ils contiennent une teneur en alcool trop faible. Seules les solutions ou gels hydro-alcooliques ayant une teneur en alcool (éthanol, propan-1-ol ou propan-2-ol), exprimée en volume, d’au moins 60 % ou répondant à la norme EN 144766 sont efficaces en matière de désinfection. Le nom de l’alcool utilisé dans le produit ainsi que sa concentration doivent être précisés sur l’étiquetage du produit ; si le produit répond à la norme EN 14476, cela doit aussi être mentionné. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre commerçant afin qu’il vous confirme si l’effet virucide du produit est bien avéré.

Les gels et solutions hydro-alcooliques sont des produits chimiques (on parle de produits biocides) contenant des substances actives destinées à détruire virus et bactéries, dont l’usage nécessite de suivre certaines précautions pour éviter tout danger. En particulier, l’alcool est un produit facilement inflammable. Ces dangers et les précautions d’emploi à suivre pour les utiliser en toute sécurité doivent être indiqués sur l’étiquette. Lisez-la attentivement et suivez scrupuleusement les conseils d’usage indiqués !

Les gels ou solutions hydro-alcooliques sont susceptibles d’être mis à disposition dans des lieux recevant du public à l’aide de distributeurs souvent à la hauteur des yeux des enfants. Les projections de gels ou solutions hydro-alcooliques dans les yeux peuvent alors être à l’origine de troubles oculaires. Pour limiter ces risques, les recommandations du ministère des Solidarités et de la Santé7 et de l’Anses peuvent utilement être rappelées :

– Ne pas laisser les jeunes enfants utiliser ou jouer avec les distributeurs de solutions/gels hydroalcooliques : il y a un risque que la solution ou le gel hydro-alcoolique soit projeté directement dans l’œil de l’enfant ;
– À l’accompagnateur de prendre lui-même la solution ou le gel hydro-alcoolique dans la paume de sa main et l’appliquer sur les mains de l’enfant ;
– En cas de projection dans l’œil, rincer immédiatement l’œil pendant une quinzaine de minutes sous un filet d’eau (robinet du lavabo, bouteille d’eau minérale, gourde d’eau…) : le retard au rinçage est très préjudiciable et en cause dans les lésions sévères ;
– Après le rinçage, si l’enfant présente une douleur vive, consulter un ophtalmologue ou appeler un centre antipoison qui guidera la prise en charge. La solution hydro-alcoolique pouvant avoir un “effet anesthésiant”, la douleur peut s’estomper au bout de quelques heures alors même qu’il y a des lésions oculaires importantes.

Retrouvez l’article sur le site de La Provence ici

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